Qu’est-ce que le « soi-même » ?
Il s’agit de cette part positive de nous-même qui nous caractérise, qui nous définit de manière unique et que nous appelons de différentes manières sans trop savoir comment la nommer : notre moi « authentique », notre essence, notre individualité, ce qui nous est propre … ; et que j’appellerais pour ma part notre « soi-même ».
Tout au long des siècles, certains des grands penseurs ont tenté de décrire cette composante de nous-même qui, bien qu’essentielle à notre bien-être, est trop souvent ignorée. La rubrique Connaître le « soi-même » donne un aperçu de leurs réflexions.
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La question de notre place parmi les autres
Un des aspects essentiels de notre soi-même, c’est qu’il aspire à s’exprimer et à se réaliser dans notre quotidien : dans notre mode de vie, notre vie conjugale, nos relations aux autres, nos activités aussi bien personnelles que professionnelles …
C’est pour cette raison que la question de notre place parmi les autres, de notre environnement de vie, est aussi importante : certaines manières de vivre vont permettre à notre soi-même de se développer, et inversement, certains modes de vie vont avoir pour effet de freiner sa croissance, voire de le faire dépérir.
Ainsi, nous nous trouvons confrontés, à certains moments de notre vie, à des tensions internes qui se manifestent de différentes manières – du questionnement existentiel à la sensation d’un profond mal-être -, tensions qui révèlent cet écart plus ou moins important entre notre « être au quotidien » et notre soi-même.
Ces écarts peuvent par exemple concerner le domaine de nos activités, notamment professionnelles. Voici quelques illustrations :
durant notre adolescence, nous nous questionnons sur ce que nous allons faire de notre vie ;
pendant notre vie active, nous avons parfois le sentiment de ne pas être à notre place, et il nous arrive de penser que nous pourrions être employés à des choses plus utiles, ou plus intéressantes ;
lorsque approche le milieu de notre carrière, il nous arrive de nous demander : « Ai-je eu la possibilité de donner le meilleur de moi-même ? » ;
et au moment de la retraite, nous nous interrogeons à nouveau sur les activités qui pourraient nous convenir.
En fin de compte, nous sommes toujours ramenés à la question de la valeur de nos choix : avons-nous fait le bon choix ? Comment savoir que, parmi toutes les vies possibles, nous avons choisi celle qui nous correspond le mieux ? Questions vraiment difficiles !
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Découvrir notre « soi-même »
La connaissance de soi-même apparaît ainsi utile, voire même indispensable, pour éclairer nos choix et conduire sa vie. Mais qui sommes-nous véritablement ?
Suis-je l’opinion que je veux avoir de moi-même, que je veux donner de moi-même ?
Suis-je les différents rôles que je suis amené à tenir ? Le père de, la conjointe de, le salarié de, l’étudiante en, l’habitant de telle ville ou de telle région, … ?
Suis-je le résultat des différentes influences que mon entourage a exercé sur moi depuis ma naissance ?
Mon individualité semble tout à la fois se manifester dans les aspects variés que prend ma vie au quotidien, et ne pouvoir se réduire à ces différentes formes.
Pour parvenir à me définir, il me faut ainsi commencer par démêler ce qui en moi appartient aux autres et ce qui m’est propre, ce qui relève de l’anecdotique et de l’essentiel, du fluctuant et du constant.
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Une méthode pour connaître notre « soi-même »
A l’image des peintures aborigènes représentant le Temps du Rêve, notre soi-même forme un système complexe, composé de plusieurs éléments en relation les uns avec les autres. Ce système dynamique peut être représenté visuellement sous la forme d’une « carte de soi ». Une représentation visuelle de soi-même permet de s’approprier davantage ce qui forme notre nature profonde : de « prendre possession de soi » comme l’écrivait le philosophe Platon il y a 2400 ans.
Vous aimeriez réaliser votre carte de soi ? La page Réussir sa reconversion professionnelle donne un aperçu de la méthode utilisée.