Catégorie : Connais-toi toi-même
Doit-on apprendre à devenir soi-même ?
Doit-on apprendre à devenir soi-même ?
Copie d’une dissertation de terminale voie générale, pour un devoir maison, proposée par l’élève lalie_A54
”Ce qui est bien dans le fait d’être soi-même, c’est de l’être toujours” a dit Paul Valéry. Il pose ainsi la question d’être soi-même comme quelque chose d’inné, qui nous suivra toujours. Être soi-même c’est le fait d’être naturel, sans artifice et cela ne s’apprend pas, nous naissons comme cela. Être soi-même a une définition différente pour chaque être vivant, nous avons tous différentes caractéristiques physiques, différentes valeurs, idées ou morales et même différentes définitions d’être « soi-même ». Nous ne pouvons par contre ne pas nous sentir nous-mêmes si nous ne sommes pas à l’aise dans notre corps ou notre tête et que nous nous ne nous assumons pas.
Alors, par définition, ici être soi-même relève moins du problème logique de l’identité que de celui plus existentiel de la conformité, être soi-même c’est donc être en conformité avec son être véritable, de plus, le verbe apprendre est étonnant ici, car comment apprendre à être soi-même, vu que l’on est soi-même ou qu’on le devient, pourquoi faudrait-il apprendre quelque chose de si naturel ? On peut se demander si on se connaît, ou si on peut s’accepter, ou se réaliser tel que nous sommes. Être soi-même, c’est d’abord ne pas vouloir se changer et vouloir se distinguer des autres. On peut donc se demander comment devient-on soi-même et pourquoi cela ne s’apprend pas ? Pour commencer, nous allons voir que nous ne pouvons pas apprendre à devenir nous-mêmes, car nous le sommes déjà, mais plutôt apprendre à nous connaître. Pour finir, nous allons voir que le « doit-on » du sujet pose question, et voir si nous connaître doit être vu comme un devoir.
- Nous ne pouvons pas apprendre à devenir nous-mêmes, mais plutôt apprendre à nous connaître
Effectivement, nous n’avons pas à apprendre à devenir nous-mêmes puisque nous le sommes déjà et nous travaillons pour continuer à le devenir.
Premièrement, être soi-même, c’est être un individu, c’est-à-dire un humain indivisible qui forme une unité avec un caractère différent de tous les autres. On est soi-même dès notre naissance, car être soi-même c’est avoir une personnalité, celle-ci apparaît dès notre premier souffle, nous sommes tous uniques et différents selon le milieu où nous avons vécu, l’éducation que nous avons reçue, mais encore nos expériences de vies. Tous ces facteurs nous construisent au fil du temps et complètent ce que l’on a reçu à la naissance. Dès notre plus tendre enfance, nous commençons à utiliser le pronom personnel « je » qui montre que nous nous distinguons déjà comme quelqu’un d’unique, quelqu’un de différent des autres. L’enfant se voit déjà en tant qu’individu. Et ensuite, à l’âge adulte cela persiste, on se voit en tant que « je » et « moi », on sait se différencier des autres. En quelque sorte, nous avons déjà conscience d’être nous-mêmes. Mais, parfois nous devons renoncer à être soi-même, quand nous ne sommes pas conforme physiquement ou mentalement (nos idées) à certains moments et endroits, les lois et les règlements empêchent parfois d’être soi-même et d’agir en tant que tel, dans les écoles certaines règles sont à respecter même si elles vont à l’encontre de ce que l’on est vraiment, par exemple, une personne qui est très croyante en dieu et construit sa vie et sa personnalité autour de ça, ne peut pas le faire à l’école, car il faut être neutre sur sa religion et s’adapter à la charte de la laïcité, même si la personne ne peut s’empêcher de croire.
Ensuite, on devient soi-même lorsque l’on essaie de se connaître et s’accepter ainsi qu’à se découvrir. Pour essayer de se connaître et devenir la personne que l’on est, il ne faut pas être influencé par la société pour pouvoir s’affirmer tel que l’on est, car la société crée souvent des humains similaires c’est-à-dire qui aiment les mêmes choses, qui ont les mêmes goûts, les mêmes idées et le même caractère. En soi, la société fait naître des personnes sans personnalité et il faut lutter contre cela pour se découvrir et ne pas avoir honte de soi, car nous sommes par nature différents physiquement et mentalement. Il ne faut pas se cacher dans les rôles sociaux ou changer devant les gens. Pour essayer d’être soi-même, l’individu devrait déjà repérer ses traits de caractère et ne pas s’en créer pour se sentir différent ou plaire aux autres. Ensuite, il faudrait se questionner sur nos goûts, nos passions et nos idées sans être influencé par les autres et la société qui nous rendent tous pareils. L’individu devrait également s’accepter de sorte à ne pas changer inconsciemment, quelqu’un qui ne s’assume pas et qui a honte de lui ne se connaît pas vraiment et ne s’accepte pas à cause de la société. Quand Friedrich Nietzsche dit « l’homme peut se dépouiller de soixante-dix fois sept peaux avant de pouvoir se dire : Voici vraiment ce que tu es, ce n’est plus une enveloppe » , il sous-entend d’une belle manière que l’homme a plusieurs personnalités selon le contexte, nous sommes généralement différents en fonction des personnes avec qui nous nous trouvons, nous jouons en quelque sorte un jeu de rôle. Il est aussi possible que la personne ne s’accepte pas à cause des regards et moqueries qu’on les autres à son égard, la personne veut donc changer alors qu’elle est déjà elle-même.
Enfin, on peut aussi croire qu’on ne sera jamais entièrement soi-même. Il est en effet très difficile de devenir soi-même, car il faut beaucoup réfléchir et agir pour se découvrir sans être inconsciemment influencé par la société. Je pense que c’est très dur, car il faudrait prendre beaucoup de temps pour soi, seul et coupé du monde pour être sûr de ne pas se penser comme telle ou telle personne ou penser avoir telle ou telle personnalité alors que cela n’est pas réel. Il faudrait s’éloigner du monde réel, pour éviter que la société nous influence. On peut également s’idéaliser et s’imaginer avant de se découvrir, et nous pourrions aussi trop nous préoccuper des autres et ne pas nous concentrer sur nous-mêmes, ceci pourra aussi avoir une emprise sur notre travail titanesque. Devoir être soi-même est donc impossible, tellement le travail paraît dur et conséquent.
2. Mais apprendre à nous connaître, sans être forcément un devoir, nous permet de nous affirmer
Ensuite, dans le sujet, nous pouvons être interpellés par le « doit-on » de la phrase qui suggère une obligation.
Premièrement, être soi-même n’est pas un devoir social, mais c’est un besoin pour nous de nous connaître pour être bien dans notre corps, même si l’on ne cesse jamais de se découvrir. D’après la problématique nous « devons » donc apprendre à nous connaître pour se sentir bien dans notre corps et notre tête, c’est un devoir que nous avons à accomplir tout au long de notre vie, jusqu’à notre mort. Nous ne cessons jamais d’en apprendre sur nous-mêmes, car nous changeons tout au long de la vie particulièrement entre l’âge enfant et l’âge adulte, c’est-à-dire à l’adolescence, mais aussi quand nous vieillissons. Pour ne rien regretter, il faut se connaître et prendre le temps de le faire tout au long de notre vie. C’est donc un devoir que nous avons envers nous-mêmes, un défi complexe à relever, car nous sommes différents selon le contexte et il faut vaincre cela pour découvrir notre personnalité dans les moindres détails. Nous avons aussi le devoir de ne pas nous conformer aux exigences des autres et ne pas les laisser passer avant notre bien-être qui est composé du fait de se connaître. Notre devoir de vie est donc de nous connaître pour être bien, car nous saurons ensuite ce que l’on aime ou ce que l’on n’aime pas, quels genres d’amis nous recherchons, mais encore quel type d’étude ou de métier est fait pour nous. Ce dernier exemple est d’ailleurs le plus complexe, sans nous connaître, comment savoir quel métier désire-t-on faire ? C’est impossible, il faut déjà savoir si nous préférons un travail manuel ou intellectuel, un travail de nuit ou de jour, un travail au contact des gens ou non. Apprendre à se découvrir soi-même est fondamentalement important, pour savoir ce que nous allons faire de notre vie, ce sont les questions que se posent souvent les adolescents, car nous sommes souvent perdus, en réalité nous ne nous connaissons pas vraiment nous-même.
Ensuite, on doit tout de même être soi-même d’un point de vue social, mais aussi moral et naturel. En effet, il faut être soi-même d’un point de vue social pour connaître ses limites et apprendre à se maîtriser en public. Par exemple, une personne qui apprendra une mauvaise nouvelle en public pourra se mettre en colère ou pleurer. Il faut absolument se connaître à ce niveau-là pour ne pas vriller et savoir comment nous réagirons, pour également ne pas être jugés par les autres ou les choquer. Il faut être responsable dans la société dans laquelle nous vivons. Il faut également être soi-même d’un point de vue moral, car il ne faut pas se mentir à soi-même et prétendre que l’on est comme ceci ou comme cela alors qu’au fond nous savons pertinemment que non, il faut donc se connaître pour ne pas se mentir à soi-même ce qui peut être blessant sur le long terme et nous transformer en une personne que l’on n’est pas et donc se sentir mal. Pour finir, il faut aussi se connaître soi-même d’un point de vue naturel, car le fait d’être un individu et d’avoir une conscience est un privilège qui impose donc des devoirs comme le fait de se découvrir soi-même entièrement et dans les moindres détails. Nous devons rendre à la nature ce qu’elle nous a donné, c’est-à-dire le droit d’être conscient et d’avoir une personnalité hors du commun, donc d’être soi-même.
Pour finir, il se peut que pour nous il ne soit pas nécessaire de se connaître soi-même, on a peut-être envie de se connaître dans une moindre mesure, mais pas entièrement, car cela ne se finira jamais. Vouloir se connaître en entier a des points positifs, mais aussi négatifs, car c’est un travail très dur et très long qui peut prendre une vie. C’est pourquoi souvent, les individus cherchent à se connaître dans la mesure du possible c’est-à-dire leur passion, leur métier de rêves et leurs couleurs préférées, mais encore ce qu’ils savent faire ou non, l’apprentissage à être soi-même se limite souvent à très peu de choses, qui ne sont pas très philosophiques ni très recherchées, car on n’a pas forcément l’envie ni le besoin de se connaître à cent pour cent. Cela peut être angoissant pour l’individu qui préfère souvent suivre le modèle de la société et être comme les autres, par exemple, au lycée il y a souvent des personnes vêtues de la même façon, celles-ci pensent avoir les mêmes goûts, mais c’est juste qu’elles n’ont pas pris le temps de plus se découvrir et ne le savent peut-être pas qu’avec ces vêtements elles ne sont pas « elles-mêmes ». Être soi-même a des avantages comme des désavantages, chaque individu choisit ce qu’il veut faire ou non, s’il veut se connaître un peu, beaucoup et si c’est important pour sa vie. On choisit donc si on « doit » apprendre à devenir soi-même, même si cela ne s’apprend pas, mais se travaille et se découvre.
Conclusion
En somme, être soi-même ne s’apprend pas, mais est quelque chose de naturel et est en nous depuis notre naissance, il faut juste apprendre à se connaître et à se découvrir pour connaître nos goûts et nos envies. Il faut éviter d’être influencé par la société, ce qui est très dur et qui demande un travail titanesque. Une grande réflexion tout au long de sa vie peut permettre de se découvrir et à se comprendre soi-même, mais ce n’est pas une obligation.
Source : le site 20aubac
Découvrir notre soi-même afin de se rendre soi-même meilleur
Découvrir notre soi-même afin de se rendre soi-même meilleur
Socrate : « L’art de se rendre soi-même meilleur, pourrions le connaître, sans savoir ce que nous sommes ?
Seulement, est-ce une chose facile de se connaître soi-même ?
Et celui qui a mis cette inscription au temple de Delphes était-il le premier venu ? Ou bien est-ce une tâche difficile qui n’est pas à la portée de tous ?
Mais qu’elle soit facile ou non, nous sommes toujours en présence de ce fait : en nous connaissant nous-mêmes, nous pourrions sans doute connaître la manière de prendre soin de nous-mêmes ; sans cela, nous ne le pourrions pas.
Mais, dis-moi, comment pourrait être trouvé ce soi-même lui-même ?
Car peut-être ainsi trouverions nous ce que nous sommes nous-mêmes, alors qu’en restant dans l’ignorance de cela, nous en serons à mon avis incapables. »
Platon – Alcibiade, 128e-129b
Synthèse proposée par le domainedesoi :
Prendre soin de soi-même, c’est se rendre soi-même meilleur.
Pour connaître l’art de se rendre soi-même meilleur, il est nécessaire de se connaître soi-même.
En effet, on ne peut prendre soin de nous-mêmes, si nous ne nous connaissons pas.
Et pour se connaître soi-même, il est nécessaire de trouver notre soi-même.
Platon (428/427 av. J.C. – 348/347 av. J.C.)
Philosophe grec antique
Socrate : connais-toi toi-même
Socrate : “Connais-toi toi-même”
« Mes amis, à vous dont l’existence ne dure, à la lettre, qu’un jour, il est difficile de connaître ce qui vous appartient en propre et qui plus est de vous connaître vous-mêmes, comme le recommande l’inscription de Delphes. »
Platon – Les Lois 923a
Aux origines de cette maxime :
Dans le temple de Delphes, la parole du dieu était transmise par un intermédiaire, la Pythie, que les humains pouvaient venir consulter.
La phrase est encore citée aujourd’hui comme emblématique de l’attitude philosophique par excellence.
Mais que veut-elle dire ? Le problème, c’est qu’aujourd’hui, le « soi » a un sens très différent.
D’où d’innombrables contresens suscités par cette phrase à travers les siècles d’histoire de la philosophie…
Commentaire de Fulcran Teisserenc :
« Cette maxime désigne la place qui est la nôtre en tant qu’homme dans l’univers… et peut-être aussi jusqu’à la place de l’homme dans la société, et cela peut inclure aussi la connaissance même de sa nature plus particulière, être de telle ou telle individualité. Chez Héraclite, une centaine d’années environ avant Socrate, il y a une interrogation de cet ordre : dans un fragment, il dit « Je me suis cherché moi-même ». On peut estimer que partant à la recherche de lui-même, examinant celui qu’il est, il découvre un discours intérieur, une voix dont il ne perçoit pas exactement la signification. De ce point de vue, la parole de la Pythie, si elle reprend en partie la consigne inscrite sur le fronton du temple de Delphes, peut équivaloir à ce que découvre Héraclite en scrutant son intériorité : une parole énigmatique. Il y a chez Héraclite la conscience d’une forme d’énigme que l’on est pour nous-mêmes. »
Source : Les chemins de la philosophie – Emission sur France Culture, du Lundi 22 Février 2021
Socrate (vers -470/469, -399)
Philosophe grec
Fulcran Teisserenc (1966- )
Agrégé et docteur en philosophie
Enseignant en classes préparatoires
Mais qu’est-ce que tu crois, Socrate ? Je me connais !
François Morel (1959- )
Acteur, metteur en scène, humoriste, essayiste, chanteur et chroniqueur de radio français.
Experts de nous-mêmes ?
Experts de nous-mêmes ?
« … nous sommes persuadés, souvent à tort, surtout dans les situations « émotionnellement chaudes », d’être un bon expert de nous-même. Et que cet argument nous pousse à accepter les reproches incessants du discours intérieur. Le « je me connais bien » des personnes à basse estime de soi est souvent une erreur. En réalité, elles ne connaissent bien qu’une partie d’elles-mêmes : celle de leurs faiblesses. Mais tout le reste leur est finalement mal connu. Toutes leurs qualités sont mieux perçues par leur entourage que par elles-mêmes. »
Christophe André – Imparfaits, libres et heureux : Pratiques de l’estime de soi
Christophe André (1956- )
Psychiatre et psychothérapeute français
Etrangers à nous-mêmes
Nous sommes étrangers à nous-mêmes
« Nous sommes pour nous des inconnus, nous en personne pour nous en personne : il y a à cela une bonne raison. Nous ne sommes jamais partis à la recherche de nous-mêmes, – comment pourrait-il se faire qu’un beau jour nous nous trouvions ? (…)
Nous demeurons justement étrangers à nous-mêmes, de toute nécessité, nous ne nous comprenons pas, il faut que nous nous méprenions sur notre compte, le principe : » Chacun est pour lui-même le plus lointain » s’applique à nous à tout jamais, – à notre égard, nous ne sommes pas des » hommes de connaissance. » »
Friedrich Nietzsche – La généalogie de la morale
Friedrich Nietzsche (1844-1900)
Philosophe, critique culturel, compositeur, poète, écrivain et philologue allemand
Le mouvement découvre notre forme intime
Tout mouvement nous découvre
« Tout mouvement nous fait connaître. Cette même âme de César qui se fait voir quand il règle et conduit la bataille de Pharsale, se fait voir aussi quand il organise des parties oisives et amoureuses. On juge un cheval non seulement à le voir manœuvrer sur une piste, mais encor à le voir marcher au pas et même à le voir au repos à l’écurie. »
Michel de Montaigne – Les Essais, Livre I, Chapitre L
Commentaire de Claude Romano :
« C’est le mouvement, la mise à l’épreuve, le voyage, et non l’arrêt ou la stabilité qui nous découvrent notre forme intime qui sans cela resterait pour nous insaisissable. C’est par l’expérience du changement que nous apprenons à discerner cette ligne mélodique qui court d’un bout à l’autre de notre vie et nous relie à nous-mêmes. »
Claude Romano – Etre soi-même
Michel de Montaigne (1533-1592)
Philosophe, humaniste et moraliste de la Renaissance
Claude Romano (1967- )
Philosophe et écrivain français
Ma conduite révèle ma nature intime
Tant que je n’ai pas agi, ma nature intime demeure obscure
« Tout au long de son existence, sa propre conduite révèle à l’individu quel il est. C’est dans l’acte que nous nous révélons à nous-mêmes comme aux autres ; tant que nous n’avons pas agi, notre nature intime nous demeure obscure et nous sommes pour nous-mêmes, comme le dit Chateaubriand, tout d’abord “un mystère”. »
Christophe Salaün – Apprendre à philosopher avec Schopenhauer
Christophe Salaün
Professeur de philosophie en lycée
Arthur Schopenhauer (1788-1860)
Philosophe allemand
Réveille l’Élément qui sommeille en toi !
Réveille l’Élément qui sommeille en toi !
« L’Élément est en toi depuis que tu es tout(e) petit(e). Mais l’école ne sait pas le repérer ! Quand tu auras réveillé l’Élément qui sommeille en toi, ta vie prendra un tournant extraordinaire. Pour le découvrir, il est nécessaire d’apprendre à te connaître et à découvrir ce qui te passionne dans la vie. »
Ken Robinson – L’Élément
Ken Robinson (1950-2020)
Auteur, orateur et expert britannique en éducation