Notre essence est ce qui nous appartient en propre

Notre essence est ce qui nous appartient en propre

Dans la langue grecque de l’antiquité, le terme grec « ousia », traduit le plus souvent en français par « essence », signifie en premier lieu « ce qui appartient en propre » à quelqu’un : sa « propriété », sa richesse au sens le plus concret du mot.

Ce sens persiste chez Platon, à ceci près que ce qui appartient en propre à une chose, c’est son être – sa manière d’être propre, qui la distingue de toutes les autres – et sa consistance : le fait d’être toujours même qu’elle-même. »

Selon Platon, notre âme, lorsqu’elle s’incarne dans un corps, est séparée, dépossédée de ce qui lui est propre. Eprouvant une aspiration ardente à retrouver le propre, elle est à sa poursuite dans l’espoir de se réapproprier sa pleine nature.

D’après Monique Dixsaut – « Ousia, eidos et idea dans le Phédon » dans « Platon et la question de la pensée ».

Platon (428/427 av. J.C. – 348/347 av. J.C.)

Philosophe grec antique

Monique Dixsaut

Universitaire et philosophe française, spécialiste de Platon

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